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Devenir Assistant Hospitalier Universitaire (AHU) en odontologie

Devenir Assistant Hospitalier Universitaire (AHU) en odontologie


 

La carrière hospitalo-universitaire (HU) est ouverte à tout étudiant thésé ayant pour vocation l’enseignement et la recherche scientifique. 

Après être entré en DFGSO2 (deuxième année d’étude en odontologie), l’étudiant a la possibilité de réaliser, en parallèle de son cursus, un master 1. Cela lui permettra d’accéder à une carrière hospitalo-universitaire, après l’obtention de son diplôme de chirurgien-dentiste ou de spécialiste en odontologie.

Dans les centres HU, les fonctions d’enseignement et de recherche sont réalisées conjointement par un personnel médical et scientifique comprenant : 

Des agents titulaires groupés en deux corps : 

  • le corps des Professeurs des Universités – Praticiens Hospitaliers (PU-PH) ;
  • le corps des Maîtres de Conférences des Universités – Praticiens Hospitaliers (MCU-PH)

Des agents non titulaires :

  • les Assistants Hospitaliers Universitaires (AHU).

Note : Il est intéressant de différencier un AHU d’un praticien attaché qui a une fonction exclusivement hospitalière.

 

→ Intéressons nous à présent au poste d’AHU, première étape d’une carrière HU.

 

Les AHU sont nommés pour une durée de deux ans, renouvelable maximum deux fois un an. 

L’assistant est recruté par décision conjointe du directeur du centre hospitalier universitaire et du directeur de l’unité de formation et de recherche (UFR) concernée sur proposition du chef de service, après avis du conseil de l’UFR et de la commission médicale d’établissement.

À savoir que le poste d’AHU peut se faire à temps plein ou à temps partiel en odontologie.

À l’heure actuelle, afin de devenir AHU, il faut d’une part valider des ECTS (European Credits Transfer System) mais également participer à un concours, dont l’arrêté est publié au journal officiel. Ce concours s’articule autour : 

  • d’une présentation du candidat (CV, expériences professionnelles, Diplômes Universitaires acquis, Publications effectuées, …)
  • la présentation d’un cours devant un jury
  • l’étude d’un ou de plusieurs cas cliniques

Il s’agit d’emplois préparatoires aux fonctions de Maître de conférences ou de Professeur des universités.

 

Quelles sont les missions de l’AHU ?

Tout comme les MCU-PH et les PU-PH, les AHU ont la triple mission d’enseignement, de soin et de recherche dans les centres hospitaliers et universitaires. 

Ils assurent ainsi des fonctions d’enseignement pour la formation initiale et continue en participant aux tâches de gestion comme le contrôle des connaissances, à l’encadrement des thèses et des TP et en donnant des cours.

L’AHU encadre les étudiants dans le service hospitalier et prodigue des soins. 

L’AHU peut s’inscrire en Master 2 lors de son assistanat, après accord du chef de service hospitalier et du directeur de l’UFR, en vue de devenir MCU-PH et de répondre à ses fonctions de recherche. 

 

Pour plus de renseignement concernant les carrières hospitalo-universitaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse scientifique@unecd.com 

 

Sources : https://www.emploi-collectivites.fr/assistant-hopitaux-hospitalo-universitaire-ahu-blog-territorial

https://www.legifrance.gouv.fr/ 

 

 



Interview de Mme Casazza, AHU en deuxième année à Marseille


le 08/01/2020 à Marseille

 

CV 

Dr Estelle Casazza    AHU en deuxième année à Marseille

Thésée en juillet 2016

Attachée au service d’odontologie pédiatrique de janvier à octobre 2018

Assistante au service d’odontologie pédiatrique depuis octobre 2018

DIU en odontologie pédiatrique clinique et sédation

 

 

Comment êtes-vous devenue AHU ?

Pendant mon parcours étudiant, j’ai validé 2 UE de Master 1. Or, il faut 4 UE de Master 1 ou un CES afin de pouvoir candidater au concours d’AHU. 

N.D.L.R “les modalités pour valider un master 1 sont propres à chaque université”.

Dans mon cas j’ai complété mes ECTS  manquant par deux autres modules de master 1 en santé publique que j’ai passés en 2018. À partir de cela, j’avais mon diplôme de chirurgien-dentiste et mon diplôme d’équivalence de Master 1 qui m’a permis de déposer ma candidature en tant qu’AHU.

 

Vous avez alors passé une équivalence de Master 1 et non pas un Master 1 ? Cela a-t-il été suffisant pour pouvoir candidater au poste d’AHU ?

En effet, car j’ai une équivalence de Master 1. Mes 2 premiers modules que j’ai fait lors de mon cursus étudiant portaient sur “l’initiation à la recherche”. Une fois diplômée, je travaillais en libéral donc je n’avais pas beaucoup de temps à consacrer pour acquérir les deux modules restants.

J’ai donc choisi un module en fonction de ce qui me plaisait et plutôt axé sur les bases de la recherche clinique, mais également un module qui ne nécessitait pas beaucoup de présentiel afin de pouvoir allier activité libérale et cours à l’université.

 

Quand vous êtes-vous décidée à devenir AHU ? 

Après avoir soutenu ma thèse, j’ai été approchée pour devenir AHU. J’ai décliné dans un premier temps car j’étais alors en collaboration dans un autre département. C’est quelque chose qui me plaisait et il me semblait important d’avoir une vision du monde libéral.

Au cours de mon activité libérale, j’ai été amenée à faire de l’odontologie pédiatrique avec des moyens limités. Je n’avais alors pas de MEOPA et pas de correspondant pour les anesthésies générales (AG).

C’est une discipline qui m’intéressait et c’est ce qui m’a incitée à revenir sur Marseille afin de postuler au poste d’AHU en odontologie pédiatrique afin de mieux prendre en charge les patients en odontologie pédiatrique.

 

Quelles ont été vos motivations ? 

Comme je le disais, le fait de devenir AHU en odontologie pédiatrique m’a permis d’acquérir un plateau technique me permettant la prise en charge de patients sous AG et de réaliser des soins sous MEOPA. 

Le fait de rester dans une structure HU permet d’avoir perpétuellement un regard sur les avancées technologiques et les nouveautés en matière de données acquises de la science. Cela permet également de  travailler en équipe et d’échanger avec des docteurs spécialisés dans leur domaine et ainsi d’avoir accès à des avis plus éclairés. Il faut savoir que lorsque l’on travaille dans un cabinet en libéral, on travaille généralement seul ou avec, dans le meilleur des cas, un titulaire. Le temps de l’échange entre confrères peut donc s’avérer un peu limité.

La combinaison AHU en odontologie pédiatrique et exercice en milieu libéral permet une répartition de l’activité. D’un côté, je prends en charge des enfants, des personnes en situation de handicap ou des patients ayant une pathologie lourde. Et d’un autre côté, je peux continuer de m’épanouir avec un exercice d’omnipratique me permettant un exercice varié.  

Ajouté à tout l’aspect “prise en charge du patient”, il y a aussi tout le volet enseignement auprès des étudiants que cela soit par le biais de cours donnés à la faculté, ou lors des encadrements de travaux pratiques et cliniques que je trouve tout à fait enrichissants sur le plan personnel. En plus de former de futurs confrères, on a toujours de la parts des étudiants des interrogations auxquelles on n’avait pas forcément pensé qui nous sont posées et qui nous poussent à réfléchir pour pouvoir leur répondre. 

 

Voulez-vous vous spécialiser en odontologie pédiatrique ?

Pas dans un premier temps, la dentisterie est un métier qui m’intéresse de manière transversale. J’ai toujours fait de l’omnipratique avec une activité pédiatrique. À titre personnel, je trouve que c’est intéressant en tant que jeune praticienne de garder une vision globale du suivi des patients. 

Au niveau de l’odontologie pédiatrique, la structure hospitalière m’ouvre beaucoup de possibilités mais cela ne m’empêche pas, lors de mon activité libérale, d’apprécier les autres disciplines de l’odontologie.

 

Est-ce que vous vous plaisez en tant qu’AHU à Marseille ?

L’assistanat j’en suis très satisfaite ! Ce qui m’intéresse c’est la variété ; soigner des patients au cabinet ça apporte beaucoup en terme de dextérité, de vitesse et d’assurance mais je ne me vois pas me consacrer uniquement à cela durant toute ma carrière. 

Dans ma semaine je suis contente car je sais que je vais encadrer de futurs confrères, que je vais participer à leurs enseignements et que je vais pouvoir échanger avec mes collègues de cas particuliers et parfois complexes ce qui est très enrichissant.

Dans la discipline d’odontologie pédiatrique, ça demande beaucoup de travail au niveau de la préparation et de l’encadrement. 

Au niveau de l’équipe, il peut nous arriver d’avoir des staffs plus ou moins formels pour discuter de situations cliniques qui nous mettent en défaut. Il est toujours intéressant de pouvoir discuter de certains cas cliniques avec d’autres confrères car il peut arriver que, pour des justifications égales, nous n’arrivions pas forcément au même raisonnement clinique, ce qui permet de débloquer certaines situations.

 

Seriez-vous intéressée par une carrière HU ?

Cela ne me déplairait pas, cependant avec le changement de réglementation, cela signifie que je ne pourrais plus exercer en libéral donc c’est quelque chose qui se réfléchit, mais dans l’absolu, oui je pourrais être intéressée. Après se pose aussi la question des postes vacants et disponibles.

 

Propos recueillis par Sophia PELLEGRINO, 

Vice Présidente Scientifique de l’UNECD 2019-2020

 

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