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  • Mission Maroc

    MISSION MAROC 2026
    Rubrique : Solidarité Internationale

    Chapeau :
    Six étudiants français d’odontologie sont partis au Maroc, de mi-juillet à début août, pour trois semaines de prévention bucco-dentaire auprès de plusieurs centaines d’enfants.

    1. L’équipe et l’organisation du trajet

    Sélectionnés parmi une cinquantaine de candidatures dès novembre 2025, six bénévoles de 2ᵉ à 4ᵉ année composent la délégation : Ayman Boualala (chargé de mission UNECD, Clermont-Ferrand), Cyrielle Sauvage (Lille), Reda Jallaoui (Caen), Wassila Moujtahid (Bordeaux), Yanicia Thil (Nancy), Lucie Lepoivre (Toulouse).

    Premier arrêt à Marrakech, où l’équipe retrouve son matériel et se lance dans les premières préventions — le temps de trouver ses marques et de souder le groupe. Direction ensuite Boumalne Dadès, dans l’Atlas, cœur battant de la mission depuis plusieurs années : là-bas, Rachid et l’association Breizh Adrar accueillent les étudiants comme des habitués, dans des villages reculés où leur venue est attendue. La mission s’achève à Agadir, sur la côte, dans une ambiance plus urbaine mais tout aussi chaleureuse.

    Un grand merci aux associations qui ont accompagné, aidé et soutenu cette mission : Centre Fiers et Forts et Zone H à Marrakech, Breizh Adrar et Ikouassen à Boumalne Dadès, Centre El Farabi, Anassr et La Main Tendue à Agadir.

    2. Les ateliers de prévention

    Objectif : transmettre les bases d’hygiène bucco-dentaire par le jeu plutôt que par la peur. Chaque session démarre par un tour des connaissances déjà acquises : les enfants se corrigent d’abord entre eux, avant que les étudiants n’apportent les bonnes réponses. Suit une présentation interactive sur l’anatomie dentaire, la bonne méthode de brossage et les aliments à privilégier ou éviter, avec reformulation par les enfants pour ancrer les messages clés.

    Place ensuite à trois ateliers tournants :

    • Brossage sur modèle de bouche, pour ancrer le bon geste ;
    • Quiz en équipe façon « questions pour un champion », redoutablement efficace pour mémoriser ;
    • Chaise musicale revisitée : les enfants éliminés obtiennent une seconde chance en répondant à une question d’hygiène bucco-dentaire.

    Chaque enfant repart avec un kit d’hygiène (brosse et dentifrice).

    [ENCADRÉ CHIFFRES CLÉS – ÉDITION 2026]

    • 810 enfants sensibilisés
    • 50 adultes formés
    • ~1 500 kits dentaires distribués
    • 2200 brosse à dents et 6500 dentrifrices
    • 3 régions : Marrakech, Atlas de Boumalne Dadès, Agadir
    • 6 bénévoles français & 7 associations locales mobilisés

    3. Un impact fort et utile

    « J’avais peur que nos missions ne soient pas réellement utiles. À Amizmiz, village visité par la mission 2025, j’ai retrouvé des enfants qui se souvenaient parfaitement de la bonne méthode de brossage et de l’intérêt du dentifrice — avec une hygiène bucco-dentaire visiblement meilleure que celle des enfants non encore sensibilisés. »
    — Ayman Boualala, chargé de mission UNECD Maroc 2026

  • Ticket modérateur

    Union Nationale des Étudiants
    en Chirurgie Dentaire

    Communiqué du 10 septembre 2026

    Communiqué de presse

    Moins de prise en charge, plus d’inégalités : l’UNECD alerte sur l’avenir de la santé bucco-dentaire

    L’Union Nationale des Étudiants en Chirurgie Dentaire (UNECD) dénonce la décision du Gouvernement de réduire à nouveau la prise en charge des soins dentaires par l’Assurance Maladie obligatoire.

    Publié au Journal officiel le 22 août 2026, le décret n° 2026-809 prévoit, à compter du 1er janvier 2027, une nouvelle modification de la répartition entre Assurance Maladie obligatoire et organismes complémentaires pour les honoraires des chirurgiens-dentistes et certains actes de soins dentaires.

    Alors que l’Assurance Maladie prend actuellement en charge 60 % de la base de remboursement pour les soins dentaires concernés, le décret relève de 35–45 % à 50–60 % les limites réglementaires du ticket modérateur. Cela ouvre la voie à une prise en charge comprise entre 40 et 50 %, selon le taux fixé dans cette fourchette.

    Consulter le décret sur Légifrance · nouvel onglet

    Une dichotomie entre les discours affichés et les décisions prononcées

    Cette décision intervient alors que les pouvoirs publics affirment depuis plusieurs années vouloir faire de la prévention une priorité de notre système de santé.

    L’accès aux soins bucco-dentaires ne peut pas devenir un simple paramètre de régulation budgétaire. Pour l’UNECD, ce nouveau transfert de prise en charge interroge profondément la place accordée à la santé bucco-dentaire dans notre système de santé.

    La santé bucco-dentaire ne constitue pas une dépense de confort. Elle est indissociable de la santé générale, de la qualité de vie et du bien-être des patients.

    Il serait déraisonnable de qualifier de « faible » le service médical rendu par les soins dentaires. Nous savons au contraire qu’ils constituent une composante essentielle de la santé de nos concitoyens, ainsi que la prévention, représentant aujourd’hui l’un des enjeux majeurs de la santé bucco-dentaire.

    Un accélérateur considérable d’inégalités

    La santé orale participe directement à la santé générale, à la nutrition, à la vie sociale, à la qualité de vie et au bien-être des patients.

    Pourtant, les renoncements aux soins dentaires pour des raisons économiques demeurent encore aujourd’hui une réalité et les inégalités sociales de santé restent particulièrement marquées dans notre domaine.

    Dans ce contexte, réduire une nouvelle fois la part prise en charge par la solidarité nationale revient à faire peser davantage le financement des soins sur les complémentaires santé et, indirectement, sur les patients et leurs cotisations.

    Nous refusons que l’accès aux soins bucco-dentaires dépende toujours davantage de la capacité de chacun à disposer d’une complémentaire santé suffisamment protectrice.

    Il serait paradoxal, au moment où les pouvoirs publics souhaitent renforcer la prévention et favoriser un recours plus précoce aux soins, de diminuer parallèlement la part de la solidarité nationale dans leur financement.

    Nous souhaitons rappeler que la soutenabilité de notre système de santé est un enjeu collectif que nous partageons pleinement. Mais la maîtrise des dépenses de santé ne peut se résumer à un transfert de financement entre acteurs du système.

    Concrètement, si la part de remboursement de l’Assurance Maladie obligatoire baisse, les complémentaires devront compenser, impliquant une hausse des cotisations pour les patients.

    L’UNECD demande une reconsidération

    Nous appelons donc le Gouvernement à engager une réflexion globale sur le financement des soins bucco-dentaires, fondée sur un objectif clair : garantir à chaque patient un accès effectif à des soins de qualité, indépendamment de son niveau de revenus ou de sa couverture complémentaire.

    Nous appelons également les pouvoirs publics à placer la prévention, la réduction des inégalités de santé et l’accès effectif aux soins au cœur des futures politiques de santé bucco-dentaire.

    En somme, l’UNECD demande une véritable politique de santé bucco-dentaire au service des patients.

    L’UNECD continuera à porter la voix des étudiants en chirurgie dentaire et à défendre une santé bucco-dentaire accessible à toutes et à tous. Pour cela, nous sollicitons une mobilisation commune ainsi qu’une concertation générale des acteurs de la profession dentaire.

    UNECD · Union Nationale des Étudiants en Chirurgie Dentaire
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    Association créée en 1961, à but non lucratif selon la loi de 1901.